Dans la vie, chacun doit avoir un grigri. Sauf que le mien est japonais, pas africain. Et il est un peu plus lourd que les autres, un peu plus gros aussi puisque c’est une voiture. Mais il est diablement efficace. Selon moi, un bon grigri, ça doit vous accompagner toujours et vous porter chance tout le temps. Comme un doudou. Exactement le cas du roadster Mazda MX5. Il existe depuis 25 ans, égrenant les générations sans prendre une ride. Du plus longtemps que je me souvienne, du premier au troisième modèle, le petit cabriolet a toujours réussi à glisser ses pneus dans ma vie. Ma première expérience de pilotage, c’était dans son baquet à lui aux côtés de Laurent Laskowski (Lire mon post 5 bonnes raisons de faire un stage de pilotage en Mazda MX-5).

Roadster Mazda

La nouvelle Mazda MX-5 : une vraie ballerine

Alors, quand le plus italien des constructeurs japonais dévoile le quatrième rejeton de son monument, CharlotteAuVolant oublie tout, sauf son permis de conduire, et se précipite à son volant. Avec un brin d’appréhension quand même. Car j’aime bien que la MX5 soit à ma sauce à moi : une auto simple, jolie, à deux places, avec une capote qui se rabat d’une main et un petit coffre tout de même, car on n’est pas des bêtes. J’oubliais : elle doit être super agile, avec un moteur qui pétule et gesticule. Quant à son châssis, il doit s’accrocher et danser comme une ballerine. En plus, toutes ces qualités là, je les veux pour pas chères. C’est beaucoup demander à une seule auto ? Pas à un roadster MX5. Il est génétiquement comme ça.

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Ce que la nouvelle Mazda MX-5 a de nouveau

Mais alors, le nouveau ? Faudrait peut être voir à pas trop faire durer le suspens. Eh bien la quatrième génération récidive dans la perfection. Il suffit de la regarder pour l’adopter. Avec son faux air de Jaguar F-Type (surtout vue de l’arrière), le millésime 2015 donne juste envie de se précipiter, de se glisser, de se lover dans le siège conducteur (c’est même pas la peine d’essayer de me cantonner côté passager).

Une fois installé, on se retrouve en terre parfaitement connue. La position est idéale et le petit levier de vitesse est placé comme il faut, pile poil. Comme d’habitude. D’un bras la capote va sagement se cacher derrière soi. C’est ainsi qu’on profite du bon air et surtout du bruit du moteur. On peut le choisir à sa main, en version sobre de 1.5l et 131 ch, ou plus musclé avec une cylindrée de 2l et 160 ch. Moi qui d’ordinaire me jette sur la plus grosse puissance disponible, je vais plutôt me rabattre sur le bloc le moins vorace. Petite joueuse moi ? Rien à voir. Simplement, le moteur de 160 ch ne creuse pas la différence. Le petit bloc est suffisant. Il l’est même largement pour entraîner le roadster poids plume. Ses 975 kg gambadent d’un virage à l’autre. Sa propulsion permet de jouer au premier virage. L’auto se place d’un simple coup de frein, dérive juste ce qu’il faut, et enchaîne vers la suite de ses aventures.

Roadster Mazda

Mazda MX-5 : le roadster anti-morosité

Deux heures de ce régime est le meilleur médicament anti coup de blues. En plus, la Mimix (je l’appelle comme ça, ne m’en veuillez pas) s’affiche à 24 800 euros au prix de base. Alors pourquoi aller lui chercher des poux et s’offrir le gros moteur et des options qui peuvent faire élever l’addition jusqu’à 32 000 euros ? C’est une auto simple qui n’a pas besoin de fioritures gépéisantes, de feux automatiques et d’alertes de franchissement de ligne. Plus simple le MX5 sera et plus ton plaisir il décuplera.

Roadster Mazda MX5 1.5 Skyactiv

Prix : 24 800 euros

Moteur 1.5 L 131 ch

Couple : 150 Nm à 4 mille huit cent tours

Consommation mixte : 6l/100km

Rejets de C02 : 139g/km (malus de 250 € sur le 1.5 et 1600 € sur le 2.0. On est loin du malus de 2600 € de l’ancienne MX-5)