Le bling-bling, c’est pas mon genre. Les voitures qui envoient du bois, j’aime ça, mais celles qui se la jouent star, c’est pas mon truc à moi. En fait, une auto, c’est comme mec, un vrai : un roc sous un océan de douceur, un dur à cuir sans en avoir l’air. Et la Nissan Pulsar GT est de cette veine. Il suffit de l’observer.

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Sa ligne ? Banalement jolie. Ses différences avec les versions de base ? Un pot chromé et des optiques à fond noir. Et ? Et c’est tout.

Sous le capot de la discrète Nissan Pulsar GT se cachent 190ch 

Cette compacte banalement jolie ne renverse pas la table du design. Elle se fond dans le paysage l’air de rien. Sauf que sous le capot de cette version ultime pour le moment (Nissan ne ferme pas la porte à une Pulsar Nismo) se cache un petit bloc de 1.6 L qui délivre la bagatelle de 190ch et un couple, excusez du peu, de 240 Nm.

On ne va pas s’encombrer de chiffres, mais il suffit de garder à l’esprit que cette auto s’emballe jusqu’à 217 km/h. Et dans le plus parfait anonymat. Même à l’intérieur, hormis quelques surpiqûres un poil voyantes, rien ne la distingue de ces copines de 110 ou 115 ch. Et c’est peut-être le véritable intérêt de cet engin. Car des compactes de ce niveau, il y en a d’autres. De la VW Golf GT qui se la pète, à la Peugeot 308 GT qui la ramène, à la Ford Focus ST m’as tu vu, il y a du monde sur le créneau. Mais on les voit venir de très loin, ces spectaculaires. Pas cette Nissan. J’ai fait le test classique du feu rouge et, en regardant mes voisins à l’arrêt, j’ai bien senti leur dédain, genre « tiens, mémère va chez Leclerc ». Mais au feu vert, il n’y avait plus personne, loin derrière qu’ils étaient les compères.

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Pulsar GT : une sportive à la grande habitabilité

pour Car cette Pulsar sait y faire, et son châssis aussi. C’est simple, je l’ai rebaptisé pansement, celui qui colle au doigt comme elle colle à la route, impossible de s’en débarrasser. Résultat : n’importe qui est capable de l’emmener à bon train, même ceux et celles qui n’auraient même pas la plus infinitésimale notion de pilotage. En plus, pour ne rien gâcher, cette auto a une habitabilité gigantesque. Pratique pour déposer les juniors à l’école quand on est super en retard (en ralentissant à l’approche de l’école quand même).

Nissan Pulsar GT : conso de chameau

Et même en faisant hurler le moteur, en le maintenant à des régimes déraisonnables, sa consommation est ultra-raisonnable. En grimpant 3 cols vosgiens d’affilée et à fond de train, impossible de lui faire avaler plus de 9 l/100 km. Autant dire que pour un usage (un peu) plus courant, on obtient des consos de chameau. Lorsqu’en plus, j’ai vu les tarifs de l’engin, à partir de 25 640 euros euros, j’ai vraiment regardé cette Nissan Pulsar GT d’un autre œil. Celui qui repère un bonhomme, un vrai.