J’ai testé les pneus Firestone Roadhawk

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Ca n’a l’air de rien un pneu, ou si peu. Un cercle de caoutchouc, et puis c’est tout. Pourtant, en voiture, c’est la seule et unique chose qui nous relie a la route. Un fil ténu à peine plus grand qu’une feuille A4. Du coup, on le considère autrement le cercle de caoutchouc, puisqu’il tient notre vie entre ses sculptures. Encore faut-il que ces dernières soient bien taillées, que la gomme soit bien calibrée, comme celle du Firestone Roadhawk (du groupe Bridgestone) qui vient de sortir, et que je suis allée découvrir.

Un circuit pour tester le Firestone Roadhawk

Mais comment savoir qu’une gomme est supérieure aux autres ? En la comparant pardi, en la confrontant à ses copines des autres marques, et en lui menant la vie dure. Pour cet exercice, il faut un circuit et un pilote. Le circuit, on l’a débusqué à une petite heure de Barcelone. Quant au pilote, on n’a pas casté n’importe quel touche-volant local. On s’est carrément offert les services de Stefano Modena, l’homme qui a couru cinq saisons en Formule 1. L’italien volant qui officie depuis plusieurs années en qualité de pilote d’essai et ambassadeur de Bridgestone, la maison mère de Firestone.

Firestone Roadhawk

CharlotteAuVolant en compagnie de Stefano Modena

Le voilà au volant d’une VW Golf chaussée de Roadhawk. Enfin, ses mains sont très loin d’être sur le volant : elles virevoltent et semblent souligner ce qu’explique leur propriétaire, comme tout bon italien. « Tou accélère, et puis tou maintient ta vitesse à 90km/h. Ca passe tout solo». Tout solo, tout solo, il est confiant le Stefano, parce que tout là-bas, cette courbe serrée est détrempée. Des jets d’eau mouillent la piste juste là où il ne faut pas : en plein virage. Le champion s’engage, passe les rapports, maintient sa trajectoire, s’engage dans la courbe et en ressort sans que la voiture ne bouge, ne serait-ce que d’un tremblement.

A moi de jouer. Et ce n’est pas parce que je n’ai pas couru le championnat du monde sous les couleurs Tyrell que je n’y arriverais pas. 1ère, deuxième, troisième : 90km/h, tout va bien. Enfin presque, car la courbe trempée se jette sur moi. « Tou tourne le volant régulièrement, sans à-coups ». Il est gentil le roi des circuits, mais je passe rarement un rond-point détrempé à cette vitesse là. Sauf que ça passe, sauf que les quatre Roadhawk ne bronchent pas. Alors qu’ils totalisent 20 000 km, sont en milieu de vie, ils sont efficaces comme au premier jour. Gaillarde, je traîne mon Stefano vers une autre auto, chaussée de pneus Uniroyal. Le spécialiste de la gomme pluie devrait s’en tirer haut la main lui aussi. C’est parti. Accélération, 90 km/k, la routine, le virage trempé, sauf que. La voiture décroche. Je lui sens une envie de valser comme une archiduchesse viennoise. Mais Stefano, depuis le siège passager, n’a qu’à rétablir la direction de sa seule main gauche pour que la Golf rentre dans le droit chemin. C’est pratique d’avoir un anti-patinnage vivant à ses côtés. Résultat de la première manche : Firestone 1 – Uniroyal 0.

Vidéo test de freinage chaussé de Firestone Roadhawk

L’épreuve suivante est plus simple pour moi, mais beaucoup plus éprouvante pour les pneus. Toujours à la vitesse fatidique de 90 km/h, il faut freiner le plus fort possible. Une machinerie embarquée enregistre ensuite la distance comprise entre le point de freinage et l’arrêt total de la voiture. Que le plus court gagne. C’est parti.

 Dans la grande ligne droite du circuit, je fouette les 150 chevaux de la Golf et la stabilise à la bonne vitesse. Arrive le signal, Stefano hurle : « freeeeiiiinnne ». Je me jette sur la pédale comme si je devais l’enterrer dans le plancher. Les pneus hurlent et la voiture s’arrête. Verdict : 39,3m pour la stopper. Changement de monture, de gomme, et même topo. « Freeeeiiiinnne », hurle à nouveau Stefano tout en bel canto. Résultat : 34,4m. 5m de gagné à la seconde tentative. 5m qui pourraient être de trop pour un piéton marchant devant l’auto. Cette distance plus réduite est signée Firestone, la distance rallongée est celle d’Uniroyal.

Pneu Firestone

Je ne sais pas si j’ai convaincu Stefano de mes qualités de pilote, mais en tous cas, lui m’a persuadé de la qualité de ses pneus. Et de leur longévité, puisqu’àprès 20 000 km, ils restent parfaitement opérationnels. Alors vous faites comme voulez, vous chaussez votre auto avec ce que vous souhaitez, moi, en tous cas, je file m’équiper de quatre nouveaux Firestone Roadhawk.

*Roadhawk : Hawk signifie Faucon en anglais

Aller plus loin

« Firestone », est une entreprise américaine fondée en 1900 par Harvey Firestone, spécialisée dans la fabrication de pneumatiques. Elle emploie près de 23 000 personnes dans le monde. Firestone est propriétaire de la plus vaste plantation d’hévéas au monde (48 000 hectares) qui se trouve au Libéria. L’entreprise a été rachetée par Bridgestone en 1988.

 

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