Assise sur le siège en cuir immaculé de ma Tesla Model 3 à l’essai, petit moment de solitude. Je me demande bien comment je vais réussir à démarrer l’auto électrique la plus vendue au monde. Devant moi, un volant. Au milieu de la planche de bord épurée, un écran 15 pouces. Et rien d’autre. Ah, si ! des pédales qui viennent me rappeler qu’il s’agit bien d’une auto.

Tesla Model 3 : high tech et ludique

Aucune auto au monde ne m’a jamais résisté. Et celle-ci, avec ses allures de concept-car bourré d’intelligence artificielle, se moquait clairement de moi. Je crois que j’aurais pu passer des journées entières à essayer de la mettre en route. Heureusement, un jeune homme, charmant de surcroît, était là pour m’initier aux sorcelleries d’Elon Musk. « Chargez l’appli Tesla et connectez-vous à votre Model 3« . Aussitôt dit, aussitôt fait. Mon nom, CharlotteAuVolant était affiché avec le pourcentage de charge de ma suprenante auto plus difficile d’accès qu’une forteresse quand on n’en connaît pas le secret.

Configurer la clef de mon auto sur mon smartphone. Jamais je n’y aurais pensé toute seule.

« Ce qui est pratique avec cette clef virtuelle, c’est que vous pouvez programmer la climatisation de votre Model 3 à distance, par exemple, depuis chez vous. Ou encore sortir votre auto d’un emplacement en appuyant sur un bouton de votre smartphone« .

J’ai pianoté de nombreuses fois sur mon smartphone pour télécommander ma Tesla Model 3, ouvrir le capot avant ou actionner une ouverture, sous les feux, pour accéder à la prise de recharge.

Pour couper le moteur de ma Model 3, il m’a suffit de sortir de l’habitacle en appuyant sur un discret bouton placé sur la portière et de m’éloigner. Un petit coup de klaxon s’exclamant pour signifier que mon auto – équipée de 8 caméras capables de surveiller jour et nuit ce qu’il se passe autour d’elle (un plus en cas de vandalisme)- est bien fermée. Un tic à l’américaine pas très discret qui me grillerait rapidement en cas d’escapade nocturne…

Model 3 : tout se passe sur l’écran 15 pouces

Pour le reste, inutile de chercher le compteur de vitesse derrière la volant. Tout est regroupé sur un écran 15 pouces : la vitesse, le GPS, la clim, l’infotaintment, les modes de conduite et que sais-je encore. Le néophyte devra donc prendre le coup pour trouver rapidement ce qu’il cherche. Mais si je m’en suis tirée assez facilement, je pense que même une grand-mère y parviendrait.

Avant de vous conter mes exploits, ou plutôt ceux de cette incroyable Tesla Model 3, je dois aussi vous dire que cette voiture électrique a clairement été pensée pour les petits et grands enfants. Possibilité de jouer aux jeux vidéos (en se servant du volant et du frein de notre vraie Tesla pour piloter), de faire un karaoké (ou d’autres jeux très malicieux et inattendus que je ne préfère pas spoiler), possibilité de regarder Netflix… La Model 3 est une auto très ludique prête à être une voiture 100% autonome dans laquelle on pourrait regarder des films en mangeant des chips, les cinq passagers assis sur leurs sièges chauffants individuels. Quant aux grands espaces vitrés, ils invitent à admirer le paysage au cours du voyage.

Au volant de la Model 3 grande autonomie

C’est au volant que je passe la position D pour rouler. Et c’est dans un état de zénitude absolue que je taille la zone à bord de cette machine silencieuse capable d’atteindre facilement 450 km en une seule charge. Je teste la Tesla Model 3 Grande Autonomie et elle porte bien son nom. Puis, en gardant en tête les 4,6 secondes de la fiche technique pour passer de 0 à 100 km, j’enfonce l’accélérateur. Subitement, je quitte un univers ouaté pour un monde de brutalité. Car l’absence d’inertie et l’arrivée instantanée du couple produisent un effet plus qu’impressionnant, et pour tout dire plus violent qu’un moteur thermique V8 ou plus. La dernière fois que j’ai ressenti ça (et en moins immédiat), c’était au volant de la Porsche 911. Il semblerait que les 450 chevaux alimentés par deux moteurs électriques (un à l’avant, l’autre à l’arrière), soient rudement efficaces.

Essai Tesla Model 3

Les 300 km en une seule charge ? Une paille, une formalité pour la Tesla Model 3 qui a, en plus, la gentillesse d’indiquer sur le GPS à combien elle estime notre pourcentage de charge à l’arrivée. Une info fiable qui m’a bien épaulée.

Quand le panneau de la ville retour est apparu, 320 bornes plus tard, au loin, j’étais non seulement en pleine forme grâce à l’immense confort des sièges mais aussi grâce à la douceur de conduite de cette Model 3.

Les destinations à trois heures de son port d’attache, c’est son truc, quel que soit le temps, la qualité des routes ou la densité du trafic. En plus, l’habitacle étiré de la Tesla Model 3 (4.69 mètres de long hyper bien optimisés) est suffisamment vaste pour accueillir 5 passagers et ses deux coffres avant et arrière (427 litres) abriteront le bagage de chacun sans sourciller.

Sa grande victoire : son autonomie qui s’associe à la sportivité

Son plus : les mises à jour gratuites qui se font régulièrement et permettent au modèle de toujours rester dans le coup au fil des ans. On venait, par exemple, de rajouter 5% de puissance à mon modèle à l’essai trois jours auparavant

Sa défaite ? Son prix peut-être. 59 000 euros, ce n’est pas rien. Mais elle reste deux fois moins chère qu’une Audi RS ou une Mercedes AMG. De plus, on l’amortit très vite car elle n’a nullement besoin d’entretien et le prix pour la recharger chez soi reste dérisoire