La nouvelle Opel Corsa, enfin allemande ? Je trouve que le cinquième rejeton du best seller germanique fait clairement mieux que ses précédents. Sa qualité de fabrication est au top comme sa motorisation. Pour moi, la citadine est enfin dans les standards qualitatifs qui font la légende des autos d’Outre-Rhin.

Son look

32 ans après sa première mouture, l’Opel Corsa n’est certes plus la même. Mais si on l’achète toujours pour son rapport prix-équipement-qualité plutôt favorable, on pourra trouver à cette cinquième version un petit supplément d’âme stylistique. Car la très branchée, quoiqu’un peu mal aimée, Opel Adam, a prêté au best seller d’Opel ses optiques effrontées. Un regard qui encercle parfaitement une face avant un peu plus dynamique que celle qui ornait ses ancêtres. On retrouve néanmoins des gènes communs avec la version précédente et notamment cette différentiation entre les versions 5 et 3 portes. Histoire de donner à cette dernière un petit air de coupé.

essai Opel Corsa 2014

À bord

L’ « Adam touch » a également frappé dans l’habitacle. La planche de bord en est très inspirée avec une implantation des commandes et de l’écran multi-media similaire. Et comme l’Adam est parfaitement assemblée, avec des matériaux de très bonne qualité, la nouvelle Opel Corsa n’y a pas résisté et s’en est emparée. Résultat : le saut qualitatif est au niveau des meilleures concurrentes comme la Volkswagen Polo ou la Peugeot 208, et au dessus de la qualité perçue à bord d’une Renault Clio. En plus, la Corsa soigne ses grands occupants, notamment ceux de l’arrière qui pourront même y voyager au long cours. Ce qui relève de l’exploit à bord d’une auto de cette catégorie. Coté coffre, s’il n’explose pas les records, avec 265dm3, il se montre très futé grâce à une planche modulable.

Au volant

Les soubassements de cette nouvelle Corsa sont le fruit d’un rêve avorté : celui des fiançailles rompues entre PSA et Opel qui devaient se partager une nouvelle plate-forme pour leurs futures petites auto. Mais le partenariat a fait long feu il y a deux ans et l’Allemand s’est retrouvé seul. Il a donc repris les bases de la version précédente en les remettant néanmoins au gout du jour. Et la tenue de cap de l’auto en témoigne. Elle est parfaite en toutes circonstances, même si le confort n’est pas son point fort. Du moins avec le châssis sport et les roues de 17 pouces. Une option oubliable. Ce qui l’est moins, en revanche, c’est l’excellent petit moteur de 3 cylindres turbo essence 115ch, lui aussi hérité de l’Adam. Un bloc sobre, élastique et surtout, ultra silencieux pour une telle architecture. Une manière pour Opel, d’effacer le souvenir de son précédent et assourdissant 3 cylindres qui équipait sa Corsa de 1997.

Essai Opel Corsa 2014

Côté finances

Avec un prix d’appel fixé à 11 990 euros, et un maximum qui culmine à plus de 20 000 euros, Opel ne veut pas inscrire sa nouvelle Corsa dans une course au low cost, mais plutôt dans la moyenne de ses concurrents. Même si, en haut de la gamme, le modèle Cosmo équipé du 3 cylindres essence de 115 ch, reste plus abordable que ses concurrents français du même tonneau. Avec une qualité de fabrication comparable, sinon supérieure.

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