Essai Jaguar E-Pace : le SUV qui veut se tailler la part du lion

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En Corse ce week-end, j’étais d’humeur morose. Il pleuvait sur l’Ile de Beauté. Mais lorsque j’ai vu l’athlétique Jaguar E-Pace devant moi se pointer, ça m’a remis du baume au coeur.

E-Pace

Il faut dire que le premier SUV compact de Jaguar qui n’est autre que petit frère d’un certain F-Pace, a plutôt un physique avenant. De quoi m’émoustiller un peu et chasser les nuages qui rôdent au-dessus de l’Ile. Quand je regarde l’E-Pace, elle me fait penser instantanément à un coupé sportif, plus précisément la F-Type : même calandre, même feu, même profil. Tout cela me revigore : je ferais presque la roue sur le sable tant cette vision me tonifie. En revanche, avec ses grandes jantes, la Jaguar E-Pace est très élevée : pas de doute, c’est bien un SUV. Et moi, j’aime bien les autos qui roulent vite et attaquent comme il faut. Cependant, même immobile à côté de moi, je sens la patte Jaguar. Le premier SUV compact de Jaguar est racé : le porte faux arrière et très court, et à l’avant plus long, ce qui lui donne un côté en mouvement permanent, même à l’arrêt. Je sens que je vais bien m’amuser.

Jaguar

Quand je monte à bord, je ne tombe pas de mon nuage en découvrant un intérieur triste comme un rendez-vous chez le dentiste. Jaguar s’est modernisé : je ne me retrouve pas devant un tableau de bord en ronce de noyers, mais en métal. Il y en a un peu partout : au niveau du volant, poignets de porte, levier de vitesse. Quant aux sièges, ils sont en Slush, une sorte de cuir Vegan très chic. Un grand écran de 12 pouces m’indique clairement par où me faufiler sur les routes sinueuses du sud de la Corse.  A l’arrière, 4 places et un coffre dans la moyenne. J’enfile mes gants ajourés aux mains, et combi serrée à la taille, telle la Juanita Manuella Fangio de la presse auto.

 

Jaguar E-Pace : un SUV à sensations

Habitacle E-Pace

C’est parti pour un petit tour au volant de l’E-Pace. Contact, démarrage et premier virage avec la boite auto 9 rapports du 300 ch essence : non seulement, l’E-Pace ne s’affale pas, mais ses suspensions restent bien fermes, même en position « Confort ». L’avantage c’est qu’il tient le pavé ! De quoi prendre un bon bol de sensations. Si le châssis de l’E-Pace est inédit, il repose sur la base technique du Range Rover Evoque, son plus grand concurrent qui habite la même maison. Bien campé sur ses 4 roues de 20 pouces, mon SUV pèse plus lourd encore que le Volvo XC40, un autre de ses adversaires que je viens d’essayer. Avec ses 1.8 tonnes, l’E-Pace dont le « E » ne signifie pas électrique (il faudra attendre l’I-Pace pour cela), a intérêt à avoir de bons moteurs s’il ne veut pas qu’une berline sportive le mette dans le vent. La version 300 ch essence m’a convaincue. Beau dynamisme même sur les routes pentues. Le diesel de 240 ch m’a séduite aussi. Mais c’est certainement la version diesel de 150 chevaux dont le malus démarre à 90€ (CO2 124g/km) qui séduira la plupart d’entre nous. Je boude un peu : la version hybride n’arrivera qu’en 2020 quand la Volvo XC40 en verra déjà la couleur cette année.

E-Pace

–> Lire mon essai Volvo XC40 ici

Tarif : à partir de 35 700 €

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