Essai Coupé Jaguar F-Type type R

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Chaton sage ou félin sauvage ? Bestiale à vive allure, le nouveau coupé Jaguar F-Type type R est aussi taillé pour la vie de tous les jours. Virée tranquille et ballade sauvage à bord de l’une des plus belles autos du moment.

Essai Jaguar Coupé Jaguar F-Type R

Admiration et appréhension. C’est un curieux double sentiment qui domine dès que l’on ose s’approcher de ce coupé Jaguar F-Type type R . La ligne, l’une des plus simple et des plus aboutie des voitures de sport du moment, donnerait envie, même à la très vénérable reine d’Angleterre de mettre deux doigts dans sa bouche protocolaire pour lancer un sifflet d’approbation. Mais l’appréhension ne tarde pas à prendre le pas. Les énormes étriers de freins augurent d’un tout aussi énorme moteur à freiner. Les 550 ch revendiqués ne rassurent pas le non pilote qui s’installent à bord. Pas plus que les 300 km/h en vitesse de pointe, ou les énormes freins en céramique. On se lance quand même, en baissant la tête. Par humilité et parce que l’auto est ultra basse. On s’installe sans problème dans le baquet d’Alcantara et on ose un appui léger sur le bouton start pour attendre la déflagration du moteur. Surprise. Son bruit est bien celui d’un félin, mais il fait patte de velours. Du coup, on ose. La boite automatique 8 rapports en position D, on se permet même d’appuyer, un peu, sur l’accélérateur. L’auto s’ébroue, tout en douceur, la direction est légère et les suspensions attentives aux dos embarrassés. Une sportive, ça ? On nous aurait mentis ? Cette montagne de muscles accoucherait d’une souris ? Car elle se faufile dans la foule des embouteillages du bout des pneus dirigés du bout d’un doigt. Son coffre presque digne d’une Mégane engouffre le contenu d’un caddie de chez Leclerc. Une auto de tous les jours, si l’on excepte sa largeur plus que respectable (1m92) lorsque l’on croise d’autres conducteurs aux autos (forcément) moins belles.

Coupé Jaguar F-Type R

Catapulte sécurisée

Du coup, la confiance s’installe. La route se dégage et on s’amuse à appuyer sur les petits boutons de la planche en carbone. Et sur l’accélérateur. Mode « dynamic » enclenché, l’auto sage devient coursier sauvage. Les montées en régime propulsent le coupé vers des extrémités totalement répréhensibles. Virage. Les fameux freins surdimensionnés entrent en action. Sans pour autant devoir se luxer la jambe gauche pour les actionner. Relance. La catapulte est déjà repartie, mais sans mouvements intempestifs des trains. Et dans un confort relatif, malgré le durcissement automatique des suspensions. De la douceur, même en pleine tempête. En cas de gros freinage comme de lourdes accélérations, l’armada électronique veille sur les maladroites. Et comme on est entre nous, on s’épargnera la longue liste des gris gris électroniques embarqués qui, du différentiel actif, au répartiteur de couple en passant par le contrôle de mouvement de caisse, n’ont qu’un but : rendre la conduite, même dynamique, de cette surpuissante auto archi facile. Et le coupé Jaguar n’a pas seulement gagné son pari : il a pulvérisé ses petits camarades, certes peu nombreux de cette cour de récré du luxe sportif. Evidemment, d’aucuns lui préféreront une Porsche 911 plus joueuse, ou une Ferrari 458 plus bling – bling. Mais leur banquier leur conseillera cette Jaguar moins chère que ses amies. Même si, à 104 800 euros pièce, la notion de bonne affaire paraît quelque peu relative.

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Coupé Jaguar F-Type Coupé
V8 – 5L 550 ch
Couple : 625 Nm à 2500 trs/mn
Boite automatique Quickshift à 8 rapports
Accélérations 0/100 km/h : 4,2s
Vitesse maximum 300 km/h
Consommation : 11,1l/100km

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