Je m’en doutais un peu. Les pneus d’une petite Clio ne sont pas exactement les mêmes que ceux qui chaussent une Ferrari, une Porsche ou une berline de luxe allemande. Et pas seulement à cause de leur taille. Le poids de certaines et le poids des autres obligent les ingénieurs à se creuser l’occiput pour concevoir des gommes spéciales pour ces autos très spéciales.

Mercedes Driving Events

Pour en avoir le cœur net, Charlotte Holmes a fait le voyage jusqu’à Templin en Allemagne, au pays de Brandebourg, pour participer aux Driving Events organisés chaque année par Mercedes pour ces revendeurs et ses meilleurs clients. Des autos toutes chaussées de Bridgestone Potenza S001 et l’occasion de vérifier, sur ce circuit, les qualités de ces chaussons dans les pires conditions.

Bridgestone Driving Events
Conseils de mon coach Mercedes au Driving Events pour drifter

Bridgestone Potenza S001

Première auto à passer au stress test : une Mercedes CLS. Un beau bébé de 265ch et 1,8 tonnes. C’est beaucoup pour quelques centimètres carrés de caoutchouc rivés au sol. L’exercice proposé est à priori totalement anodin, et pratiqué par des millions de conducteurs chaque matin. Il s’agit de changer de file. Sauf que, sur le circuit allemand, je l’ai fait de manière particulière. Me voilà lancée à 100km/h et pile à cette vitesse, on me demande de brusquement changer de cap. Avec des gommes classiques, c’est le tête à queue assuré. Mais avec les Potenza, même si l’arrière de l’auto gémit et n’aime pas ça, il retrouve de l’adhérence et continue son bonhomme de chemin. Changement de calibre : place à la C63 AMG. On est loin de la berline moyenne, de la Mercedes la plus vendue au monde. Sous le capot, c’est V8 Biturbo. Et à la sortie, c’est 510 gros chevaux.

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Autant dire que sur une piste trempée, il faut jouer serré pour garder son cap, malgré la cavalerie qui déboule. Et grâce à mes Potenza, la fougueuse ne bouge pas. Mais il est temps de changer une nouvelle fois de monture. Je grimpe dans le très imposant Classe G V8. Carrément 2,5 tonnes sur la balance et une aérodynamique d’enclume. Je me lance à 93 km/h, je tape dans les freins et j’attends. Il ne faut que quelques mètres au mastodonte pour s’arrêter. Grâce à son système de freinage surdimensionné certes, mais aussi à ses Bridgestone qui l’empêchent d’aller aux fraises. Car la très lourde auto reste en ligne, jusqu’à son arrêt complet.

Bridgestone Potenza S001

Lors de cette journée très intense et très rythmée autour de 10 ateliers, j’ai appris qu’une auto, même la meilleure du monde, n’est rien sans de bons pneus ; et que, inversement, de très bons pneus comme ceux de la gamme sportive de Bridgestone, ne sont pas grand chose sans de bonnes autos aux châssis bien formés. J’ai également découvert que mettre au point des pneus pouvant rouler à des vitesses inavouables n’était pas le plus compliqué. En revanche, créer des gommes ayant un bon grip et permettant aux voitures de freiner correctement demande de savantes connaissances et de terribles compromis : les manufacturiers doivent proposer aux automobilistes de tous les jours des pneus performants et abordables financièrement.

2 COMMENTS

  1. On aimerait évidemment connaître les secrets d’alchimiste de Bridgestone pour la conecption de ces pneus. Mais j’imagine qu’ils sont bien gardés.

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