Trump l’avait annoncé durant sa campagne : un mur le long de la frontière Mexicaine. Un mur pas seulement fait de barbelés, mais aussi, et surtout, de taxes. Car Trump compte taxer de 35% tout produit en provenance du Mexique.

Trump est, certes, amateur de Rolls et de Lamborghini. Mais en politique, il ne fait pas de sentiment. En bénéficiant des voies des délaissés de l’industrie automobile, notamment dans le Michigan, l’Ohio, le Wisconsin et la Pennsylvanie, le milliardaire a fait une promesse : rapatrier les emplois perdus, majoritairement délocalisés au Mexique.

Le Mexique : un pays qui compte de nombreuses usines automobiles

Taxe automobile Mexique

Les big three (Ford, Chrysler-Fiat, General Motors), mais aussi de nombreux importateurs, ont bien du mal à encaisser l’élection surprise de Trump. Car le Mexique est le pays de la région qui compte de très nombreuses usines automobiles (avec un plan de croissance de 3,4 à 5 millions de voitures par an en trois ans). Outre les marques américaines, Mercedes, BMW et Audi y disposent d’unités de production, tout comme Honda, Toyota et Nissan. De plus, les investissements y sont ultra récents : Ford a annoncé au mois d’avril dernier, la construction d’une usine pour laquelle il a déboursé 1,6 milliards d’euros et compte embaucher 2 800 personnes. En juin dernier, BMW a ouvert une autre usine à San Luis Potosi, toujours au Mexique, pour 2,2 milliards. Et au mois de septembre, c’est Audi qui a coupé le ruban de son unité de production de SUV Q5 à Puebla…

Lobbying des constructeurs pour supprimer la taxe

Ces constructeurs américains qui tentent d’obtenir la suppression de la taxe, ont quelques autres arguments à faire valoir à Trump, au delà de ce simple chantage à l’emploi. Car la problématique pour les Etats-Unis n’est pas mince. Profitant des coûts de production beaucoup plus bas, GM, Ford, Chrysler, mais aussi Volkswagen ou Nissan ont fait du Mexique une base industrielle-clé pour ravitailler le marché américain. Les délocalisations permettraient, selon les constructeurs américains, « de payer les salaires et les retraites de leurs salariés US. » Le message pourrait être entendu à Washington…

1 COMMENT

  1. Bonjour. Cet article a été partagé sur facebook par Originauto mais leur parution a une belle faute d’orthographe qui n’est pas présente dans le texte de votre page… Ils doivent avoir un roi du copié-collé à pas cher, la phrase est « Ces constructeurs américains, qui tente d’arracher une suppression ». Bonne journée!
    François Martini.

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